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11/02/2007

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Vendredi 14 décembre 2007

Le New Jersey vote l'abolition de la peine de mort

TRENTON, New Jersey - Les représentants du New Jersey ont voté jeudi une loi abolissant la peine de mort qui fait de cet Etat de l'est des Etats-Unis le premier à abolir la peine capitale dans le pays depuis 1965.

Les représentants ont approuvé par 44 voix contre 36 le texte qui remplace la peine de mort par la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Le Sénat de l'Etat l'avait voté lundi, et le gouverneur démocrate Jon Corzine a d'ores et déjà annoncé qu'il signerait la loi d'ici une semaine.

La loi a été votée notamment sur la base du rapport d'une commission spéciale du New Jersey, rendu public en janvier, selon lequel la peine de mort coûte plus cher que la perpétuité, n'empêche pas les meurtres, et risque de coûter la vie à des innocents.

"La société sera mieux servie en ayant une issue claire et certaine pour les individus qui commettent ces crimes haineux", a estimé le gouverneur Corzine jeudi. "C'est ce que nous faisons, je pense, en faisant en sorte que des individus seront emprisonnés sans possibilité de libération conditionnelle".

Les derniers Etats à avoir aboli la peine de mort sont l'Iowa et la Virginie occidentale, en 1965, selon la Coalition nationale pour l'abolition de la peine de mort.

Le New Jersey avait réinstallé la peine capitale en 1982, six après la décision de la Cour suprême d'autoriser la reprise des exécutions après les avoir pourtant jugées anticonstitutionnelles en 1972. Aucun condamné à mort n'a toutefois été exécuté dans le "Garden State" depuis 1963, et les exécutions y étaient interdites depuis une décision de justice en 2004 obligeant les autorités à revoir les procédures de mise à mort. L'Etat ne l'a jamais fait.

La loi votée jeudi va épargner la peine capitale à huit hommes attendant d'être exécutés.

Les républicains avaient tenté d'obtenir que la peine de mort soit conservée pour les meurtriers de représentants des forces de l'ordre et d'enfants, les terroristes et les violeurs. Mais l'idée a été rejetée par le Sénat, et l'Assemblée de l'Etat est contrôlée par les démocrates.

Pour le représentant républicain Richard Merkt, le vote de jeudi est "une victoire pour les meurtriers et les violeurs". "Ca ne sert pas les familles. Ca ne sert pas la société du New Jersey. Ca ne sert pas la justice", a-t-il estimé.

Aux Etats-Unis, 1.099 personnes ont été exécutées depuis la décision de la Cour suprême de réinstaller la peine de mort en 1976. D'autres Etats réfléchissent à une abolition, mais aucun n'est allé aussi loin que le New Jersey. Selon le Centre d'information sur la peine de mort, 37 Etats autorisent la peine capitale.

Source: http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jS8Cl_PXBtDr-5a2nz2zn-lZEg4Q

Autres liens:

http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/14/01003-20071214ARTFIG00277-le-new-jersey-abolit-la-peine-de-mort.php

http://www.france-info.com/spip.php?article51908&theme=14&sous_theme=16

Par Myriam Lise DA SILVA - Publié dans : SOCIETE / ACTUALITES
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Vendredi 14 décembre 2007

http://www.esclavagemoderne.org/

"LES BONNES DU LIBAN"

Au Liban, le secteur du service est en plein essor. En effet, 380 agences se sont développées afin de trouver un emploi à plus de 150000 personnes. De plus, une ségrégation positive est montrée à l’égard des femmes, et plus encore aux Sri-lankaises, Philippines, Ethiopiennes, Burundaises et Malgaches. Leur billet d’avion à destination du Liban est même pris en charge. La durée du contrat est variable, mais assure une place pour 2 à 6 ans selon les cas. A quelques petites conditions toutefois : donner son passeport à son employeur, accepter de rester enfermée, n’avoir aucun contact avec sa famille, et suivre un régime diététique draconien. Le travail est simple : domestique.

Alors que le Liban a signé en 1948 un traité contre la confiscation des papiers d’identité, et qu’en 1991 la Convention des Droits de l’Homme est devenue partie intégrante de la Constitution libanaise, on assiste ici à une organisation de l’esclavage avec la complicité de tout un système d’exploitation : Etat, agences, employeurs, pays d’origine. Le code du travail ne s’applique qu’aux libanais, il ne protège donc aucune de ces jeunes femmes.

Je ne détaillerai pas les traitements dont elles sont l’objet, ignobles est un mot approprié, et pourtant, selon le Daily Star, une personne sur seize vivant au Liban est une domestique étrangère.

En attendant le reportage diffusé le 18 octobre sur France 2, dans l’émission Envoyé Spécial, je vous engage à lire ces deux articles sur le sujet :
- Le Monde   http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1008175&clef=ARC-TRK-D_01


- IPS International   http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=3802

DROITS:
Domestiques africaines abusées au Liban
Simba Russeau

BEYROUTH, 16 sep (IPS) - Chassées de leurs pays d'origine par la pauvreté et les conflits, des femmes africaines vont au Liban seulement pour se voir affamées, maltraitées, violées et soumises à des conditions semblables à l'esclavage.

Amira est âgée de 25 ans. Elle vient de la République démocratique du Congo. ''Une fois, madame a trouvé de la poussière sur les meubles. Elle m'a dit que la maison était sale comme ma peau''.

Pendant quatre ans, Amira a été obligée de rester enfermée dans l'appartement de ses patrons – qu’elle quittait seulement pour faire sortir les ordures. Elle est venue au Liban, en tant que domestique, sur la base d'un contrat de six ans, à cause du conflit qui sévit dans son pays. Réveillée tous les jours à 5h30, elle est soumise à 18 heures de travail éreintant et sans repos.

‘’Même les chiens sont autorisés à sortir, mais nous, nous sommes bloqués à la maison’’, déclare-t-elle du balcon. ‘’Nous sommes comme des esclaves ici’’.

Amira fait partie des plus de 30.000 domestiques africaines au Liban. Provenant principalement de l'Ethiopie, de l'Erythrée, du Nigeria et du Soudan, elles font la majeure partie des travaux domestiques au Liban.

Traditionnellement, les ménages employaient des jeunes femmes libanaises, notamment celles des zones rurales, des Palestiniennes, des Syriennes ou des Egyptiennes comme domestiques. De nos jours, les femmes arabes font rarement ce genre de travail au Liban -- le considérant comme dégradant ou inacceptable -- le laissant plutôt aux travailleurs immigrés qui acceptent de pauvres conditions de travail et de vie, ainsi que de bas salaires.

‘’Quelques fois, ils ne me nourrissent pas. S'ils donnent le déjeuner, alors c'est seulement du pain et du fromage'', déclare Aisha, une nigériane de 19 ans. ''Si je m'enfuis et la police m'attrape sans papiers, alors je serai arrêtée''.

Le patron confisque le passeport et d’autres documents d'identité de la domestique, lesquels lui sont retournés quand l'employée est ‘’libérée’’ à la fin du contrat.

‘’La confiscation des passeports est considérée comme une sécurisation de leurs investissements’’, déclare Najla Chada, directrice du Centre des migrants de Caritas. ''Les domestiques n'appartiennent pas aux différentes catégories de travailleurs, donc elles ne sont pas couvertes par le droit du travail libanais. Elles sont considérées comme des servantes’’.

Les domestiques qui immigrent au Liban sont couvertes par le Kafala ou le système de parrainage qui stipule que les femmes doivent avoir un parrain légal pendant la durée de leur contrat. Cette clause oblige les immigrées à être dépendantes de leurs patrons et par conséquent, exposées aux mauvais traitements.

Elisa, âgée de seize ans vient de l'Ethiopie. Sa mère est décédée l'année dernière, et il y a six mois, elle est venue au Liban pour travailler et envoyer de l'argent à sa famille. Pour 100 dollars par mois, elle s’occupe de l’entretient de cinq maisons par jour.

‘’Quand j'ai commencé à travailler dans cette famille, j'ai été tout le temps sexuellement abusée par le père de ma patronne. Les enfants me tapaient tous les jours et je le disais à madame, mais elle ne faisait rien. Parfois le père venait dormir avec moi et menaçait de me taper si je refusais. Ainsi j'ai dû quitter la maison''.

Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), il y a actuellement au moins 20.000 éthiopiennes qui font le travail de bonnes au Liban. Avant qu'elle ne quitte l'Ethiopie, l'agence a dit à Elisa que si ses patrons la battaient, elle devrait appeler l'ambassade de l'Ethiopie à Beyrouth.

L'Ethiopie doit bientôt installer une ambassade au Liban à cause des relations politiques entre les deux pays. Elle laisse un consulat en sous-effectif avec pour tâche énorme de protéger les intérêts des immigrés éthiopiens. Beaucoup de femmes s'endettent pour payer les frais de l'agence dans leurs pays d'origine pour le parrainage à l'extérieur. Bien qu'Elisa craigne de se faire embaucher par un nouveau patron, elle déclare qu'elle souhaite toujours rester au Liban pour travailler.

‘’J’aurai peut-être les mêmes problèmes avec mon nouveau patron. Mais, puisque j'ai des difficultés pour m'occuper de ma famille en Ethiopie, je dois encore tenter ma chance’’.

Bien que le Liban soit membre du comité consultatif du Haut commissariat aux réfugiés, il n'a pas signé la Convention de Genève de 1951 portant sur les travailleurs immigrants.

N'ayant pas les mêmes droits que les citoyens ordinaires pour accéder aux diverses formes d'assistance publique, les immigrés ont le choix entre fuir et devenir illégal ou supporter les abus quotidiens. Malgré la pression des organisations de travail, le gouvernement libanais n'a rien fait pour régler le problème. (FIN/2007)

 

Par Myriam Lise DA SILVA - Publié dans : SOCIETE / ACTUALITES
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Vendredi 14 décembre 2007
Par Myriam Lise DA SILVA - Publié dans : FEMME / MULHER
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Vendredi 14 décembre 2007

Édito

http://www.france5.fr/actu_societe/W00137/6/

À l'occasion de la "Journée de la femme 2007", France 5 vous propose un dossier pour explorer la "planète au féminin" et ses continents . Pourtant majoritaires sur terre, les femmes sont les premières victimes des inégalités. Sur 1,5 milliard d'êtres humains qui vivent dans la pauvreté, 70 % sont des femmes.

Ce jour est aussi l'occasion de célébrer le travail remarquable mené par les féministes de la première heure, celles qui ont contribué à faire évoluer la société moderne. Aujourd'hui, le féminisme, qui a pris une ampleur planétaire ne fait pas partie du passé, loin de là, car les questions sur la maternité, sur le statut de la femme ressurgissent chaque jour, parmi les jeunes femmes de banlieue et dans bien des régions du monde.


Vous l'aurez compris, sur France 5, c'est 365 fois par an la journée de la femme !

 

Par Myriam Lise DA SILVA - Publié dans : FEMME / MULHER
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Lundi 12 février 2007
Referendo sobre a despenalização do aborto
"Sim" vence com maioria expressiva e PS promete aprovação urgente da lei 
12.02.2007 - 07h49   São José Almeida , PÚBLICO
 

À segunda, foi. A lei que despenaliza o aborto a pedido da mulher até às dez semanas, em estabelecimento legalmente autorizado, vai ser submetida a votação final global com carácter de urgência, depois de ontem 59 por cento dos votantes se terem exprimido nas urnas a favor do "sim".

A abstenção, na ordem dos 56,4 por cento, faz com que o resultado do referendo não seja vinculativo, pois não votaram metade mais um dos eleitores. Mas, ontem à noite, todas as forças políticas foram consensuais a aceitar a inevitabilidade política da aprovação da lei. Até porque esse foi o compromisso assumido pelo primeiro-ministro e líder do PS, José Sócrates, ainda antes da campanha, no congresso do PS, que se realizou em Novembro, em Santarém.

A certeza da celeridade na finalização do processo legislativo sobre a despenalização é garantida pelos socialistas e foi ontem afirmado pelo primeiro-ministro, José Sócrates. Com carácter de urgência, seguir-se-á a posterior regulamentação da lei. Ontem, o primeiro-ministro não adiantou pormenores sobre a solução a adoptar, apenas deu dois sinais: vai seguir soluções em vigor noutros países e garantirá um período de reflexão à mulher que quer abortar. A próxima intervenção de Sócrates sobre o assunto deverá ser feita depois de amanhã, em Óbidos, o palco escolhido pelo PS para, numas jornadas parlamentares, dar ao primeiro-ministro espaço para cantar vitória neste referendo.

As decisões que Sócrates venha a tomar sobre o tipo de regulamentação da lei da despenalização até às dez semanas deverão ser indiciadas em Óbidos, mas deverão receber o consenso do PSD.

Ontem, Marques Mendes, um dos perdedores da noite, deixou claro que não se oporá ao veredicto das urnas e que a despenalização é para seguir em frente no parlamento, onde o PSD, aliás, deverá repetir a liberdade de voto. É também provável que os socialistas venham a acordar com o PSD os contornos da regulamentação. Um consenso de centro, suficientemente abrangente, para que a lei resista à contestação e à polémica que o CDS e o movimento plataforma Não Obrigada já prometeram.

Vitória pessoal de Sócrates

Se esta é uma vitória do PS, ela é, sobretudo, a vitória do próprio José Sócrates. não só pela forma pessoalíssima como assumiu esta causa: inscreveu-a no programa eleitoral e no programa do governo e insistiu na repetição do referendo. Mas também pela forma como deu a cara em nome da despenalização na campanha, marcando a diferença de forma abissal para a atitude de António Guterres, em 1998, que cedeu então o referendo ao líder do PSD, Marcelo Rebelo de Sousa, bloqueando a acção do PS em relação à campanha e acabando mesmo por afirmar que era partidário do "não".

Mas se esta é uma vitória de Sócrates, ela é igualmente a solução do último compromisso com os partidos mais à esquerda e particularmente com o BE que Sócrates transportava consigo desde a sua eleição como secretário-geral, a receber a herança do "guterrismo" neste dossier. Agora, está liberto de compromissos com o bloco de esquerda.

A força dos cidadãos

A vitória do "sim" foi também uma vitória do BE. desde o início da discussão sobre a repetição do referendo, ou seja, praticamente desde a anterior consulta popular, que o BE tem sido categórico na defesa da necessidade de não fugir a esta etapa de legitimação popular da lei. Ontem, Francisco Louçã não deixou de puxar pelos seus louros de ganhador, marcando a diferença de atitude em relação ao PCP. Isto porque os comunistas entraram na campanha do "sim" com tudo, mas nunca deixaram de afirmar a sua oposição absoluta ao facto de o PS ter optado por repetir o referendo.

O resultado de ontem foi ainda uma clara vitória dos movimentos de cidadãos. Quer do lado do "não" quer do lado do "sim" surgiram, pela primeira vez, em momentos de decisão nas urnas, grupos de cidadãos organizados em torno de uma causa. Pelo lado do "não" e prometendo não desistir - Isilda Pegado e Pinheiro Torres foram peremptórios - a plataforma não obrigada mostrou uma capacidade de mobilização e um profissionalismo que foi inédito e que, até certo ponto, aumenta o peso da sua derrota.

Do lado do "sim" o movimento responsabilidade e cidadania, como principal agrupamento, era o outro grande vencedor da noite. E isso foi visível na onda de felicidade que irrompeu no Hotel Altis, em lisboa, quando foram anunciadas as projecções.

Agregando personalidades de várias áreas da esquerda, algumas até então em ruptura, este movimento, ainda que com contornos absolutamente amadores em alguns aspectos organizacionais, revelou uma dinâmica inédita na sociedade civil portuguesa em torno de causas políticas. Daí que uma das incógnitas para o "day after" do referendo seja a de saber o que vai acontecer a esta nova onda de participação cívica.

Com níveis de abstenção superiores a 50 por cento, o referendo não foi vinculativo. E embora o número de votantes tenha sido superior ao anterior referendo, foi inferior ao da consulta sobre a regionalização.

Esta situação volta a avivar o debate sobre a necessidade ou não de rever a lei do referendo. Isto porque, face ao carácter vinculativo voltar a ser nulo, discute-se o interesse da claúsula legal de vinculação. Em 1998, esta discussão foi lançada durante a campanha por figuras como Jorge Sampaio, que defendeu que a lei poderia ser alterada. Ontem, o actual presidente da república, Cavaco Silva, desaconselhou qualquer alteração legislativa precipitada: "É matéria que deve ser analisada, mas não me parece que, com tanta facilidade ou rapidez se possa pôr de parte o instrumento do referendo."

Falando depois de votar, cavaco acrescentou, segundo a Lusa: "talvez seja matéria para a assembleia meditar, mas pode ser precipitado pôr já de lado a possibilidade de os portugueses se pronunciarem directamente" sobre temas "consideradas importantes" para o país.

Par Myriam Lise DA SILVA - Publié dans : FEMME / MULHER
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